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Sans rapport d’autorité

EN RAPPORT DE POUVOIR, C’EST TOUJOURS NON

Le consentement n’est pas valide lorsqu’il existe un rapport d’autorité. Un·e enseignant·e, un·e parent·e ou un·e employeur·e détient un pouvoir qui empêche une relation d’égalité. Dans ces contextes, même un OUI apparent n’est pas un vrai consentement.

Quelques exemples de situations problématiques

1

Un·e élève d’âge près de la majorité accepte une relation sexuelle avec un·e enseignant·e. Même si l’élève le désire, la relation est inégalitaire : la position d’autorité de l’enseignant·e empêche toute liberté réelle de consentir.
2

Un·e employé·e se sent obligé·e d’accepter les avances de son supérieur, par peur des conséquences. Même en l’absence de refus explicite, le consentement est invalidé par la pression du rapport hiérarchique.
3

Un·e enfant accepte un câlin d’un·e adulte en position d’autorité, non pas parce qu’iel en a envie, mais parce qu’iel veut plaire ou n’ose pas refuser. Même hors sexualité, un consentement donné dans un rapport de pouvoir n’est jamais libre.

Comment t’aider à tracer la ligne?

Pour t’assurer d’être à l’affût de l’aspect « sans rapport d’autorité » de tes interactions avec les autres, demande-toi :

  • Est-ce que ton·ta partenaire est en situation d’infériorité ou de dépendance envers toi?
  • Est-ce qu’un lien hiérarchique pourrait influencer la liberté de choix de ton·ta partenaire?
  • Est-ce que ton·ta partenaire pourrait refuser un contact sans être certain·e de ne pas avoir de représailles (psychologiques, matérielles, physiques)?

Si tu réponds non à une seule de ces questions, la ligne pourrait être facilement franchie. Alors, arrête. Respecte. Protège.

Le consentement, ça nous concerne

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